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République bananière d’Ukraine, épisode 12

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 République bananière d’Ukraine, épisode 12 Empty République bananière d’Ukraine, épisode 12

Mesaj Scris de Admin Joi Mai 15, 2014 3:28 pm

Épisode 12 : Splendeur et misère du journalisme français

Depuis 25 ans, la pensée atlantiste repose sur une vision moralisatrice et, disons-le, puritaine des relations internationales. Cette vision simpliste destinée à l’origine au grand public a fini par triompher au sein des instituts et des administrations françaises. Cette « féminisation » de la pensée politico-stratégique, parfaitement incarnée par le psychologisme employé par Thomas Gomart pour expliquer les choix de Vladimir Poutine, est cependant battue en brèche par l’avènement de l’école de politique réaliste, sous l’égide d’Aymeric Chauprade. Le retour de l’explication rationnelle des événements ne pouvait que séduire le pays de Descartes. Les médias français s’efforcent désormais, sans conviction, de nous tirer des larmes de crocodiles en invitants des pseudo-dissidents comme Galina Ackerman ou une jolie ukrainienne larmoyante qui s’efforce de nous attendrir sur « les nazis de centre-droit » de Maïdan.
Tentative de « realpolitik » au Figaro

Si la totalité des médias français respecte scrupuleusement les consignes du Département d’État américain, tous ne le font pas avec la même finesse. Le Monde, sous la botte de Nathalie Nougayrède (démissionnaire depuis 24 heures) et de Pierre Bergé, nous offre une vision si caricaturale que même ses lecteurs, qui constituent pourtant la partie la moins bien formée politiquement de la population française, s’insurgent contre ses mensonges grossiers. Le Figaro a adopté un ton bien plus subtil en faisant alterner les âneries atlantistes d’un fanatique comme Konstantin Melnik avec des considérations plus mesurées, mais toujours anti-Poutine ou anti-russes. Deux articles ont attiré notre attention à ce sujet. Le premier est le faux « coup de gueule » de Vladimir Fedorowski. Ce dernier critique le traitement de l’information sur l’Ukraine, ce que nous avons contribué à rendre populaire. En revanche oser prétendre que la Russie ce n’est pas Poutine est une contre-vérité absolue. Que cela lui plaise ou non, Vladimir Poutine incarne parfaitement la Russie et les Russes. En tant qu’ancien attaché culturel soviétique, Fedorowski est sans doute mal à l’aise avec le suffrage universel et est incapable de saisir ce qui se passe en ce moment entre le peuple russe et son Président. Sans doute aussi, l’ancien bolchévique devenu dissident dès 1992 essaie-t-il de surfer sur la russophilie des Français tout en se préservant l’accès aux médias, en continuant d’insulter le président russe. Sa prestation sur France 2, lors de la cérémonie d’ouverture des jeux de Sotchi, reste un modèle du genre et a pu donner aux auditeurs français une idée de ce que pouvait être la propagande soviétique à l’époque ou Fédorowski était un fidèle apparatchik du PCUS (Parti Communiste d’Union Soviétique).

Toujours de manière assez subtile, Le Figaro a donné la parole à un géographe français jusque-là inconnu, Laurent Chalard. Pas de top model ukrainien larmoyant ou d’anciens bolchéviques reconvertis cette fois, mais un respectable chercheur travaillant pour un « think tank » européiste (je n’ai pas trouvé d’où provient le financement). Il tente, laborieusement, de nous démontrer que l’européisme n’est ni une idéologie, ni un acte de fois, mais une pensée réaliste. La tâche est ardue, et le résultat est catastrophique. Si Laurent Chalard veut faire de la realpolitik, rappelons-lui que la première chose à faire est de définir l’intérêt supérieur de la nation. Pourquoi diable la France devrait-elle entrer en conflit avec la Russie, pays profondément francophile, partenaire économique fiable, rare client solvable de notre complexe militaro-industriel et garant de notre sécurité énergétique ? L’Allemagne a des prétentions dans la Mitteleuropa, les Anglo-saxons s’inquiètent pour la Mer Noire, la Pologne veut revenir à Odessa… soit… mais la France n’a comme intérêts en Mer Noire et en Europe centrale que ceux de la Russie, puisque la Russie est destinée à devenir notre premier allié en Europe.

Comme beaucoup, Laurent Chalard a oublié que la Russie est un pays européen, et que sa victoire en Crimée est une victoire européenne contre l’OTAN. Il a aussi oublié que la situation démographique en Russie est en net progrès et bien meilleure que celle de l’Allemagne. Il ignore vraisemblablement que la Russie n’a pas de problème majeur de peuplement dans sa partie européenne. Suggère-t-il que les Russes voudraient annexer le sud-est de l’Ukraine pour envoyer sa population dans le Caucase, à Irkoutsk ou à Vladivostok ? Comme les historiens marxistes, Laurent Chalard raconte n’importe quoi, car il soumet sa réflexion à ses présupposés idéologiques. Comment peut-il sérieusement affirmer que « l’indépendance de l’Écosse est un objectif primordial de la Russie » ? La meilleure réponse à ce genre d’âneries est de les faire suivre, sans même les commenter. Affirmer que la stratégie russe en France et en Allemagne est de soutenir les minorités ethniques suppose une bonne dose de mauvaise foi. Est-ce la Russie qui a exigé de la France qu’elle cesse d’enseigner Napoléon et Louis XIV dans ses écoles ? Est-ce la Russie qui envoie ses ONG mobiliser les banlieues immigrées contre La France ? Est-ce la Russie qui a armé les islamistes bosno-musulmans et la mafia albanaise pour pulvériser la Serbie sur une base ethnico-religieuse ? Est-ce la Russie qui a demandé à l’ancien Président Youchenko de faire de Stepan Bandera un héros national ukrainien, pour humilier la majorité de son peuple, dont les arrières grands parents ont triomphé de l’Allemagne nazie ? La vérité sur cet article ridicule est qu’il répond à une commande de la rédaction du Figaro qui pourrait se résumer en ces termes : « Pouvez-vous nous écrire un article qui démontre que la Russie est l’ennemie de l’Europe, sans verser dans des considérations morales, car nos lecteurs nous répondent violemment et résilient leur abonnement, quand nous les prenons pour des imbéciles ? ».
Hommage du vice à la vertu, Le Monde reconnaît notre victoire.

C’est à Piotr Smolar, sans doute un des moins mauvais idéologues français sur l’Europe de l’est, que nous devons cette reconnaissance. Le mur de mensonges sur lequel s’appuyait la presse française depuis 25 ans s’est écroulé en Ukraine. Les citoyens français sont comme les Polonais à la fin des années 80, lorsque ces derniers posaient leur poste de télévision allumé, sur le rebord de leur fenêtre, tourné vers la rue, pour signifier leur rejet de la propagande communiste. Le constat du fanzine ultra-subventionné est vrai, mais l’argumentation comme toujours est défaillante et malhonnête. Nous ne reprendrons pas tout, car tout a été déjà dit, mais nous soulignerons cinq points importants, pour mettre en exergue l’erreur totale de la presse subventionnée sur la crise ukrainienne :

Piotr Smolar nous présente l’Holodomor comme un événement unificateur de l’Ukraine moderne. Et bien non, Piotr ! L’Holodomor n’a pas concerné l’ouest de l’Ukraine sous domination polonaise à l’époque (1932-1933). Elle a en revanche concerné les Russes dans la région de Rostov et les Kazakhs. L’Holodomor rappelle, au contraire, le lien historique qui unit les Russes et l’Ukraine historique, dans la souffrance que les Bolchéviques leur ont fait subir.
Sur l’origine de la crise, nous renvoyons nos lecteurs à nos précédents articles. Rappelons simplement qu’en décembre 2013, l’Ukraine venait d’obtenir un prêt de 15 milliards de dollars sur un an, un prix du gaz parmi les moins chers d’Europe, un projet de développement de son complexe militaro-industriel mis en œuvre immédiatement, la Crimée n’était pas contestée et les élections présidentielles devaient se dérouler comme prévu, début 2015.
Je suis tout à fait d’accord avec Piotr Smolar pour affirmer que Svoboda ne représente pas grand-chose en Ukraine et que les prochaines élections lui seront fatales. Alors que font-ils au gouvernement ? Pourquoi le néo-nazi Magnitski dirige-t-il le parquet chargé d’enquêter sur les snipers de Maïdan et sur Odessa ? Pourquoi le néo-nazi Paruby, ancien commandant de Maïdan, qui a couvert ces fameux snipers et qui a organisé le massacre d’Odessa est-il toujours président du conseil de sécurité ukrainien ? Pourquoi Dmitro Iarosh dispose-t-il d’un camp d’entraînement à Dnepopetrovsk ? Pourquoi n’a-t-il pas été désarmé ? Pourquoi peut-il lancer en toute impunité des raids contre les populations civiles du Donbass ?
Je vais aider Piotr Smolar à répondre à ces questions. Sans le bras armé de Svoboda et de « Pravy Sektor », Viktor Ianoukovitch serait toujours président. Des manifestations pacifiques ne l’auraient certainement pas fait quitter le pouvoir. Ce ne sont pas les Russes qui ne veulent pas des élections, c’est Svoboda, qui sait qu’une fois le pouvoir abandonné, le parti devra rendre des comptes sur tous les assassinats dont il s’est rendu coupable. Ce sont les États-Unis qui, en perdant Svoboda, perdront leur seul véritable allié, car aussitôt élus, Alexander Porochenko et même Yulia Timochenko s’empresseront de s’entendre avec la Russie.
Cela explique pourquoi la Russie ne rejette pas catégoriquement les élections présidentielles à venir. La solution fédéraliste est la seule viable, mais comme nous l’avons souligné, elle signifie une nouvelle victoire de la Russie. Elle est désormais défendue par l’homme le plus riche d’Ukraine, issu lui-même du Donbass. La Russie a besoin d’un Donbass fortement autonome comme garantie sur la neutralité de l’Ukraine, et non pas de deux provinces supplémentaires. La « realpolitik » s’impose peu à peu et cela explique aussi pourquoi Alexandre Adler a baissé d’un ton contre Vladimir Poutine. Pauvre Alexandre, toujours dans le camp des perdants…

Pour conclure sur l’article de Piotr Smolar, ce dernier reproche à 300 journalistes russes d’avoir été décorés par Vladimir Poutine pour patriotisme. Nous comprenons qu’il soit choqué, le patriotisme est un défaut que l’on n’a jamais pu reprocher à un journaliste du Monde depuis bien longtemps. Il semble en tout cas que le gouvernement français a tenu bon sur les « Mistral » et soit résolu à faire valoir ses droits sur Alstom. Le groupe a réalisé, rappelons-le, un de ses plus gros investissements étrangers en Russie et en Ukraine, il y a 5 ans. Notre gouvernement a pris conscience de la guerre que mènent les États-Unis contre la France : s’il a décidé d’y résister, nous ne pouvons que nous en féliciter.
Que nos lecteurs nous pardonnent, mais les commémorations du 9 mai nous ont inspiré quelques réflexions en dehors du champ politico-stratégique. Nous allons pour une fois, puiser dans le sentimentalisme, fond de commerce habituel du journalisme français. Je suis allé applaudir les blindés russes ce dimanche avec mon fils, Sergei, qui arborait fièrement le ruban de Saint Georges sur sa manche. Ce symbole de la victoire est désormais interdit par la junte oligarcho-nazie de Kiev, tout comme la cocarde de « Normandie-Niémen » sur nos « Rafales ». Il était impossible de ne pas être ému par ce patriotisme à la fois enthousiasme et serein qui régnait à Moscou et par cette relation fusionnelle d’un peuple avec son armée. Pourtant ce fut à Sébastopol où l’émotion fut la plus grande, lorsque Vladimir Poutine est venue saluer les quelques vétérans privilégiés, à qui Dieu a laissé la vie, pour qu’ils puissent assister à une fête 9 mai, dans la Russie réunifiée. Nous félicitons le peuple russe pour sa victoire et pour la réunification de la Crimée.

http://www.realpolitik.tv/2014/05/republique-bananiere-dukraine-episode-12/?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+realpolitiktv+%28Realpolitik.tv+%3E+la+g%C3%A9opolitique+sur+le+net%29

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