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Discours de Marine Le Pen au soir de sa victoire

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Discours de Marine Le Pen au soir de sa victoire

Mesaj Scris de monique_simion la data de Dum Mar 22, 2015 6:02 am

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« Allo ? T’es sûr ? »

Elle raccroche, passe ses troupes en revue, ce bon compagnon d’Aliot, ce petit génie de Philippot, cette grande gueule de Ménard, son insupportable nièce et tous les autres, les anciens et les nouveaux, suspendus à ses lèvres. Elle sourit : « On les a baisés. »

Personne ne hurle de joie. Ils sont sous le choc : eux, les parias, les ennemis publics, les fachos, les losers, les beaufs, les réacs, au sommet de la République ? C’est trop beau pour être vrai.

« On les a baisés. » Elle le répète comme on se pince, pense au père qu’elle a dû « tuer » pour y arriver. Enfin, à moitié tuer. Il l’avait mal vécu, mais il était intelligent et, s’il n’avait pas apprécié, du moins avait-il compris. Quel dommage qu’il ne soit plus là pour voir ça ! Une Le Pen à l’Elysée !

Bon, pas sûr qu’elle aurait pu y arriver de son vivant, avec ses blagues racistes, ses délires complotistes et sa gueule menaçante en ouverture des JT… Et puis, les unes de Voici, Gala et Paris Match sur les funérailles l’avaient bien aidée. Elle était subitement devenue une fille comme les autres, pleurant un père certes détestable, mais un père avant tout.

Pas si détestable que cela d’ailleurs puisqu’il avait eu le bon goût de mourir et que sa fille le pleurait. Plus jamais, on ne lui demanda de le critiquer : les Français aiment bien les morts. Son père, une fois disparu, devint presque un atout…

« On les a baisés. Sans changer. C’est cela le plus important : nous n’avons pas changé. C’est beau d’avoir gagné comme ça. »

Elle marque une courte pause pour souligner l’importance de ces deux derniers mots, tire sur sa cigarette et poursuit :

« On a juste arrêté les blagues sur les camps et viré dix cons qui faisaient des saluts nazis sur Facebook. C’est tout. Sur le fond, nous sommes restés dignes. C’est pour ça qu’on a gagné. Il est où Gianfranco Fini avec ses salamalecs à l’establishment et les éloges de la presse bien-pensante ? Nulle part ! Nous avons gagné parce que nous avons tenu bon, ensemble. Sinon, ils nous auraient applaudis, absorbés, digérés, dégueulés.

Ils nous ont demander d’abandonner la sortie de l’euro ? On a tenu bon. Ils ont exigé que l’on condamne l’entrée des troupes russes en Lettonie, l’année dernière ? On a tenu bon. Ils nous ont intimé de ne pas quitter l’OTAN ? On a tenu bon. Ils utilisaient la préférence nationale pour nous faire passer pour des fachos ? On a tenu bon. Ils nous comparaient à Pétain parce que nous voulions dénaturaliser les apologues du terrorisme ? On a tenu bon. Ils sautaient comme des cabris lorsque nous avons promis le rétablissement de la peine de mort pour les djihadistes et les violeurs d’enfants ? On a tenu bon. Sur tous les fronts. Et ce sont eux qui ont commencé à évoluer… C’est historique ! Plutôt que de changer nos idées, nous avons changé le monde… »

- « Et nous devons continuer à le changer, embraye Philippot. Il faudra résister, combattre aujourd’hui comme hier, demain plus que jamais, appliquer nos idées, notre programme… Ne pas devenir comme l’UMPS. »

Elle l’aime bien, Philippot. Il a une tête de fayot mais il est loyal. Et diablement intelligent.

- « Tu as raison. J’axerai mon discours là-dessus. Pas d’autocélébration, pas d’exubérance, pas de débordement de joie. Florian, envoie le message à toutes les sections : je ne veux aucune image de triomphalisme. Je veux l’anti-Fouquet’s, un bonheur humble et convivial, de l’espoir. Pas de discours revanchard, aucun cri de bête. Ce soir n’est pas un aboutissement, ce n’est qu’un début. Ils ont fait l’erreur de nous laisser le pouvoir. Eh bien, nous allons le garder longtemps, à condition de jouer serré, dès la première minute. Les temps sont graves, la crise est profonde et les gens sont encore choqués par les attentats de février. Ce que nous faisons, ce que nous disons aujourd’hui raisonnera dans les années qui viennent. Donc pas de connerie ! Il faut incarner le redressement de la France dès 20 heures, parler du travail immense qui nous attend, appeler tous les patriotes à nous rejoindre, s’adresser au peuple dans son ensemble, par-delà les clivages partisans… »

Philippot quitte la pièce pour répercuter les consignes. Elle réfléchit, puis commence à répéter son discours de 20h15. Par superstition, elle n’a rien voulu préparer. Mais elle sait parfaitement ce qu’elle doit dire. Et, de toute façon, elle n’est jamais aussi bonne que lorsqu’elle improvise.

« Mes chers compatriotes, une nouvelle page de l’histoire de notre nation va s’écrire, et elle sera à nouveau écrite en France, par les Français. En France et non à Bruxelles ou à Washington. Par le peuple de France, et non par les bureaucrates du FMI ou les fonctionnaires apatrides de la Commission… »

En bon épicier, Aliot intervient : « j’éviterais apatride, ça fait un peu facho… Il nous faut de l’ouverture, du positif. Tu dois impérativement citer de Gaulle. Il y a les législatives dans un mois, les ruines de l’UMP à avaler… »

Elle acquiesce d’un mouvement de tête et reprend : « Ils vous ont dit que les banlieues étaient perdues, qu’il fallait apprendre à vivre dans la peur. Dès demain, nous allons reconquérir tous les territoires de la République, sans exception. Nous allons montrer que les Français sont partout chez eux, en France. La peur, nous n’en voulons pas pour nos enfants. Nous voulons, nous allons vivre dans l’espoir, la fierté, la dignité. Ils vous ont dit que la politique ne pouvait rien. Dès demain, nous allons vous montrer qu’elle peut tout. A condition que l’Histoire de notre peuple soit à nouveau écrite par lui, chez lui. Et non par d’autres, à Bruxelles et Washington… »

« Trouvez-moi une citation du XIXè siècle sur le Printemps des Peuples et la République. Il va falloir être très républicain. Louis a raison, je veux du de Gaulle, beaucoup de de Gaulle. Au moins deux citations. »

Aliot se marre : « Du de Gaulle pour venger les Pieds-Noirs, j’adore ! Allez, trois citations ! »

Elle sourit : « Quand l’intérêt supérieur de la France était en jeu, le général de Gaulle imposa la politique de la chaise vide à Bruxelles, exigea le départ immédiat des bases militaires de l’OTAN. Il faut croire en la France comme de Gaulle, l’aimer comme Jaurès, la chanter comme Hugo et la célébrer comme Malraux. Les temps du renoncement, de la soumission, du reniement, de l’aliénation ont pris fin. Ce soir, le renouveau commence.

Je vais rendre la parole au peuple. Très vite, des référendums auront lieu sur l’OTAN, sur l’euro, sur l’immigration, sur la fin du laxisme pénal, sur tous les sujets essentiels qui furent pendant des décennies décidés sans vous, contre vous. Je l’avais promis et –voyez-vous – moi, je tiens mes promesses. Ce soir, vous avez repris votre destin en mains.

Trop de terrain fut concédé, trop de principes furent bafoués : l’effort de redressement sera long et difficile. J’aurai besoin de tout le monde, de tous les Français qui n’ont pas honte de la France, de tous les Français qui aiment leur pays, qu’ils soient de droite ou de gauche, du centre ou d’ailleurs. J’appelle tous les citoyens qui ne veulent plus baisser la tête ni courber l’échine à me rejoindre, à nous rejoindre. Ce soir, ce n’est pas le Front National qui a gagné, c’est la Nation ! Ce n’est pas un parti, c’est le peuple ! Ce n’est pas moi, c’est vous ! C’est la France ! Vive la République et vive la France ! »

Ils sont aux anges : c’est la meilleure, et de très loin. Elle fera à n’en pas douter une excellente Présidente et ils resteront ministres longtemps.

Paris, Bruxelles, Washington tremblent, mais, à Nanterre, le calme règne, comme si l’élection de Marine Le Pen à l’Elysée était naturellement logique.

Raphaël Glucksmann, révolutionnaire juif professionnel – Génération gueule de bois (2015)
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monique_simion

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